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Allemagne : perspectives économiques à l’horizon 2022

Posté le | Par Gilles UNTEREINER

Allemagne : Perspectives économiques à l'horizon 2022 

Croissance
Après une croissance modérée, +1,3% en 2018 et +0,6% en 2019, 2020 sera en recul avec -5,4%, pour toutefois devoir connaître un regain en 2021 avec + 4,7% et en 2022 avec + 2,7%. 

Chômage
Il passera de 5% en 2019 à 5,9% en 2020 et 2021 pour devoir refluer à 5,5% en 2022.

Exportations
Après une croissance faible de +0,9% en 2019, elles vont connaître une régression de -11,6% en 2020 pour toutefois devoir regagner +7,6% en 2021. Cette perspective positive, si elle est confirmée, devrait permettre de rattraper la chute de 2020 en deux années seulement, à l’instar de ce qui s’était passé lors de la crise 2008-2009.

 Cette capacité de résilience est due à deux facteurs majeurs :

 1. Une offre technologique de haut de gamme

 

  • L’automobile, la vache à lait allemande. Les évolutions technologiques en cours ne laissent pas d’inquiéter, sachant que si l’Allemagne importe actuellement 45.000 véhicules électriques par an (25 % de France), elle en exporte tout autant, cela dit, c’est marginal par rapport à la production globale. D’autre part, si le mode de propulsion change, de toute manière ces dernières années le trend de la différenciation portait sur le confort et la sécurité, deux points pour lesquels les Allemands ont une avance considérable et devraient continuer à s’attribuer l’essentiel du marché Premium au plan mondial.
  • Les machines et équipements, l’électronique et optique, les produits chimiques, les équipements électrotechniques représentent près de 70% des exportations allemandes et sont un marché très pérenne, car malgré la crise, les investissements se font toujours. Cette série de produits connaît une élasticité très faible de la demande.

2. Une approche commerciale basée sur l’implantation directe dans les marchés cibles

Les Allemands ont délocalisé très tôt (1993-1994) une large partie de leur production dans les nouveaux marchés cibles, Pologne, République Tchèque et autres pays de l’est européen, pour y représenter 25 à 35 % des échanges internationaux.

Après avoir assuré leur suprématie dans le grand est européen, de nombreux investissements se sont dirigés vers la Chine et les USA.